Newsletter 27 octobre 2018

Chers investisseurs, chers Gestionnaires de Patrimoine,

 

Rappel des évènements passés :

Nous avons créé l’association à but non lucratif ADEFIMA à l’automne 2017 suite à la mise en RJ de la société MARANATHA. C’est aujourd’hui la seule Association de DEFense des Investisseurs MAranatha. L’objectif central de l’association est de fédérer le plus grand nombre d’investisseurs particuliers du groupe MARANATHA, afin qu’ils soient entendus par les organes de la procédure et que leurs intérêts soient pris en considération afin d’obtenir la meilleure sortie possible pour leur investissement.

Au mois d’avril 2018, un « comité d’actionnaires » a été créé, placé sous la houlette du liquidateur amiable Me Vincent De Carrière,  composé de l’association ADEFIMA représentée par son avocat du moment et du collectif Coddima, constitué de quelques investisseurs ayant mandatés l’avocat Me Pechayre. Ce comité a eu pour rôle de travailler sur les offres de reprise et de rendre un avis consultatif à destination du Tribunal de Commerce.

Lorsque nous avons pris connaissance des offres des candidats repreneurs et formulé des remarques d’insatisfaction, il nous est apparu que les trois personnages qui échangeaient au sein du comité suivaient la procédure sans se poser en réel protecteurs des investisseurs, se satisfaisant d’offres médiocres ne correspondant en rien à ce que ces mêmes candidats, nous avaient exposé quelques mois plus tôt.

Le dossier aurait pu être clos au 16 juillet et le candidat repreneur désigné, cependant le président du tribunal de commerce a décidé d’un report d’audience au 17 septembre en invoquant notamment « un taux de retour insuffisant pour les investisseurs particuliers dans les offres des candidats repreneurs ».

Dès lors, nous avons été approché par un candidat à la reprise de la gestion des hôtels Maranatha, présent dans la procédure, et par un financier, tous deux connaissant bien le dossier, dans le but de bâtir une offre améliorative sur le pôle historique durant l’été visant à restituer 185 millions d’euros aux investisseurs ce qui représentait la meilleure proposition de retour sur investissement; Ce fut un véritable marathon et nous avons pu présenter cette offre le lundi 10 septembre lors d’une réunion de travail avec les juges commissaires, celle-ci fut déposée avant le mercredi 12 septembre minuit comme l’exigeait la procédure et elle fut défendue au tribunal lors de l’audience du lundi 17 septembre.

Me Bertrand de Haut Sigy qui était l’avocat de l’ADEFIMA s’étant déclaré hostile à cette offre améliorative et soutenant fortement la procédure qui ne répondait pas au mieux de nos intérêts d’investisseurs privés ; Nous avons mis fin à son mandat le vendredi 14 septembre.

Avec le recul, notre discernement de la situation s’est avéré juste et nous pouvons aisément convenir que l’objectif essentiel de prise en considération des investisseurs privés n’avait pas été atteint. En effet, les votes des 3/4 des acteurs de la procédure suite à l’audience du 17 septembre ont consacré l’offre de COLONY CAPITAL.

 

 

 

L’offre de COLONY CAPITAL :

– Sur le pôle Hôtel du Roy, l’offre de COLONY CAPITAL est la plus médiocre en terme de retour sur investissement pour les investisseurs, derrière celle de TIKEHAU et surtout celle d’APOLLO pour laquelle l’ADEFIMA avait indiqué sa préférence car plus protectrice des investisseurs pendant la durée du projet et plus juste à la sortie avec un traitement dit « paris passu » (à parts égales). Celle-ci permet d’espérer un retour de 50% pour un prix de revente de 450 millions d’euros d’ici à 5 ans, et surtout une augmentation significative de ce taux de retour dès lors que ce prix de revente est revu à la hausse, avec une répartition de 33% pour les investisseurs particuliers et 66% pour APOLLO.

– Sur le pôle historique, l’offre de COLONY CAPITAL est une offre en trompe l’œil et de toute évidence les organes de la procédure se sont laissés berner par une présentation séduisante de loin mais un contenu catastrophique si l’on y regarde de plus près.

En effet, l’analyse du cabinet Ernst & Young (EY) qui travaille pour la procédure depuis le début et analyse toutes les offres et leurs modifications, fait clairement apparaitre que COLONY CAPITAL a bonifié son offre artificiellement au dernier moment en surpondérant le retour sur investissement de certains hôtels avec des taux irréalistes, faisant ainsi monter leur taux de retour moyen à 64% et le montant restituable aux investisseurs à 148 millions d’euros.

 Le jugement rendu le 17 octobre confirme les très grandes disparités de valorisations entre les hôtels avec des écarts inexplicables que contient l’offre de COLONY CAPITAL, il prévoit notamment le traitement en plan de cession immédiat de 8 hôtels + 1 restaurant pour un montant de 5,7 M€ alors que ces actifs sont valorisés actuellement à 42M€.

De plus ce même jugement est parsemé de grandes zones d’ombre :

  • Montant des intérêts retenus à verser à Cale Street sur les HDR et prise en charge des écarts par COLONY CAPITAL ou imputés aux investisseurs ;
  • Bail de 20 ans consenti au groupe Accor sur HDR avec agrément pour la revente, cela impactant très négativement la valorisation des Hôtels ;
  • Pérennité de la société de gestion à laquelle on retire la gestion des HDR + 8 hôtels en cession, ce qui ne lui permettra pas de survivre et donc de gérer les hôtels du pole historique non cédés ;
  • Investisseurs Non affectés + investisseurs mal traités lors des cessions + obligataires, censés être indemnisés selon le jugement par une enveloppe de 27M€ qui n’est en réalité pas versée par COLONY CAPITAL ;
  • Des problématiques d’ordre juridique concernant les compensations de créances entre sociétés créditrices et sociétés débitrices se posent également.

En tous points cette solution retenue à ce jour par le tribunal est une véritable spoliation des investisseurs que nous ne pouvons cautionner et accepter.

Pour toutes ces raisons nous, ADEFIMA, avons demandé par lettre recommandée avec AR à M. Olivier CARVIN, de faire appel de la décision du tribunal de commerce, l’appel étant une voie de recours qui « tend à faire réformer ou annuler » un jugement rendu par une juridiction.

 

 

 

Information complémentaire :

Nous sommes alertés ce-jour concernant des allégations exprimées lors de la réunion du coddima du 25 octobre, faisant état d’une collusion de l’ADEFIMA avec Olivier Carvin lors d’une réunion téléphonique qui aurait eu lieu cette semaine.

 

Nous souhaitons rétablir la justesse :

Mardi 23 octobre, une réunion s’est tenue à Paris dans les locaux de Me Maurice Lantourne, avocat de Maranatha, suite à des échanges entre Me Lantourne et Me Pechayre, ce dernier demandant à l’avocat de Maranatha d’insister auprès d’Olivier Carvin pour faire appel.

Me Lantourne a donc convié l’ADEFIMA, Me Pechayre pour le coddima, E&Y pour l’expertise chiffres, le banquier d’affaire d’un candidat repreneur, et Olivier Carvin pour Maranatha ;

Cette réunion devait rester confidentielle, cependant des mensonges ayant été diffusés concernant cette rencontre, nous tenons à vous relater ce qui s’est passé, tout simplement.

Tout le monde était présent physiquement à cette réunion à l’exception de Me Pechayre qui n’a pas souhaité se déplacer. Il a indiqué qu’il se joindrait à la réunion par téléphone ; L’ADEFIMA était représentée par son Président M. Francis Barrero, un membre fondateur et l’avocat de l’association Me Fabrice Baboin de PVB avocats.

L’objectif de cette réunion était de décrypter le jugement rendu par le tribunal la semaine précédente, de pointer les incohérences identifiées par chacun, d’identifier les actions possibles à ce stade, et si possible se mettre d’accord pour les actions à mener dans l’intérêt collectif des investisseurs.

Après les exposés des différents avocats, il est clairement apparu qu’il est essentiel d’interjeter appel si l’on souhaite obtenir une amélioration des offres, le banquier d’affaire présent nous confirmant lui-même que ses clients candidats souhaitent pouvoir améliorer leur proposition et je cite « qu’ils en font une question de principe et mettront ce qu’il faut sur la table pour l’emporter ».

Ce même candidat pouvant également intervenir comme financier très solide du pôle historique pour l’accompagner dans la mise en place du plan de mutualisation que nous vous avons déjà présenté dans d’autres communications.

Pourtant, à la surprise générale, Me Pechayre qui, il faut le rappeler, était à l’origine de la demande d’appel formulée à Me Lantourne, a immédiatement fermé la porte à toute discussion, s’est avéré incapable d’émettre une objection tangible qui puisse s’opposer à la mise en place d’un plan de mutualisation salvateur pour les investisseurs lorsque la question lui a été posée et s’est arque bouté sur des considérations personnelles faisant passer au second plan la sauvegarde et la protection des investisseurs particuliers.

Pour terminer, il a indiqué à l’assemblée consternée derrière le téléphone, qu’il avait fait l’école de guerre, qu’il combattrait l’appel s’il y en avait un et qu’il ferait la guerre à tous ceux qui le soutiendrait.

 

Sachez chers investisseurs et chers Gestionnaires de patrimoine, que notre détermination est intacte et se voit même renforcée par la perspective d’un appel qui pourrait permettre de parvenir à des améliorations significatives pour les deux pôles hôteliers, pour les non affectés, pour les obligataires et pour les salariés.

Nous revenons vers vous la semaine prochaine via une nouvelle newsletter pour vous informer.

 

Avec nos souhaits pour une agréable fin de semaine et nos salutations les meilleures,

 

Retrouvez nos newsletters : http://adefima.fr/category/newsletters/

Retrouvez les factures acquittées : http://adefima.fr/2018/10/16/factures/

Retrouvez le bulletin d’adhésion investisseur : http://adefima.fr/bulletin-dadhesion-defense-des-investisseurs-maranatha/

Retrouver le bulletin d’adhésion professionnel de la finance : http://adefima.fr/bulletin-dadhesion-defense-des-investisseurs-maranatha/

 

 

Le bureau

Association ADEFIMA Central Canebière

10 rue de la république

13001 Marseille

contact@adefima.fr

www.adefima.fr

Laisser un commentaire

Fermer le menu